Prenant des suppléments de vitamine e de fortes doses pendant une période prolongée ne protège pas contre le cancer ; en fait, elle peut accélérer encore le développement de cancers latentes, selon une étude menée par des chercheurs de l'Hôtel-Dieu de Québec Centre de recherche et l'Université Laval. Leurs résultats sont publiés dans le numéro d'avril de la prestigieuse revue de l'Institut National du Cancer.
Le Dr Isabelle Bairati, professeur à l'Université Laval, Faculté de médecine et chercheur à le du Hôtel-Dieu de Québec, Centre de recherches oncologie et collègues a réalisé l'étude chez les 540 volontaires sur une période de huit ans. Tous les participants ont été traités pour un cancer de stade précoce tête et du cou et étaient à risque élevé de développer un cancer de l'autre. Durant les trois premières années, la moitié des participants reçu 400 unités internationales de vitamine e quotidiennement, tandis que les autres ont reçu un placebo.
Les chercheurs mises de l'avant une hypothèse initiale que les personnes qui mangent beaucoup de fruits et légumes sont moins susceptibles de développer un cancer. Cet effet bénéfique pourrait provenir les nombreuses vitamines antioxydantes contenues dans ces types d'aliments. Dr Bairati et ses collègues ont donc décident d'analyser l'impact de l'apport en vitamine E, sous la forme d'un supplément de nourriture, parmi une population à risque élevé de développer un cancer de la deuxième.
Les principaux résultats étaient les suivants :
- Dans les trois années au cours desquelles les participants ont eu des suppléments de vitamine e ou un placebo, chercheurs a enregistré plusieurs cas de cancer dans le groupe de vitamine e que dans le groupe placebo. Dans le groupe de la vitamine E, 20 % des participants a développé le cancer comparativement à seulement 10 % dans le groupe placebo. L'effet protecteur attendue de la vitamine e est donc réfuté.
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Dans la période après les suppléments ont été arrêtés, la situation s'est inversée : les cas de cancer plus ont été enregistrées dans le groupe placebo, que dans le groupe de la vitamine E.
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À la fin de la période de huit ans, le pourcentage des patients qui ont développé le cancer était le même dans les deux groupes (30 %).
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Les chercheurs suggèrent que l'utilisation de suppléments de vitamine e peut avoir accéléré le développement de cancers latentes chez les patients qui ont fait partie du groupe de la vitamine E.